|
La polykystose rénale
(PKD)
La polykystose rénale
est une maladie qui touche de
nombreuses races de chats .Il s’agit
d’une maladie rénale qui se traduit
par l’envahissement progressif de
kystes au niveau des reins .
Le nombre et la taille de ces kystes
augmentent avec l’âge du chat .Il
développe une insuffisance rénale
chronique.
les symptômes sont variés :
dépression, perte d’appétit,
léthargie, vomissements,
augmentation de la prise de boisson,
augmentation du volume des urines,
perte de poids.
La croissance et la multiplication
des kystes est variable d’un chat à
un autre. Aussi la date d’apparition
des symptômes d’insuffisance rénale
peut être également variable, de 2 à
10 ans. Il n’existe pas de
traitement spécifique de la PKD.
La PKD est une maladie héréditaire.
Son mode de transmission est
autosomique dominant. Un chat malade
possède une copie du gène muté et le
transmet, en moyenne, à 50 % de ses
chatons. Il n’existe pas de chat
ayant deux copies du gène muté,
cette condition n’étant pas viable.
Ainsi tout chat atteint de PKD a
l’un de ses parents, au moins,
atteint de PKD.
La proportion de chats atteints dans
les portées varie en fonction du
statut des reproducteurs :
- un chat sain croisé avec un chat
sain donnera 100 % de chatons sains
qui ne transmettront pas la maladie,
- un chat atteint croisé avec un
chat sain donnera 50 % de chatons
sains et 50 % de chatons malades,
- un chat atteint croisé avec un
chat atteint donnera 33 % de chatons
sains et 67 % de chatons malades.
(les chatons homozygotes ne sont pas
viables).
La
PKD peut être dépistée (chez le
Maine Coon) par votre
vétérinaire par la réalisation d’une
échographie des reins. Elle permet
de voir si des kystes sont présents
dans les reins (visible à 95%dès
l'age de 10 mois). Cette
échographie est fiable.
D’autre part, la découverte du gène
et de la mutation (appelée PKD1)
responsable de la PKD chez le
Persan, l’Exotic Shorthair et le
British Shorthair/Longhair permet
désormais d’effectuer un test
génétique sur les animaux de ces
races. Ce test consiste à rechercher
directement la présence de la
mutation chez le chat .
Il est
très
fortement déconseillé de
faire reproduire un chat
porteur de kystes qui ont
été observés en échographie des
reins. Cependant, si un chat porteur
présente un excellent patrimoine
génétique (conformation, type,
couleur), il serait dommage de
perdre ce patrimoine.
Dans ce cas uniquement, un mariage
avec un individu sain peut être
envisagé.
L’obtention de chatons de grande
qualité et sains permettra de
poursuivre la lignée. Tous les
chatons devront être testés . Les
atteints (aussi appelés porteur)
seront écartés de la reproduction.
Le parent porteur sera lui aussi
retiré de la reproduction afin qu’il
ne transmette plus la maladie.
|
|